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Sujet: Un jour j'irai à New York avec toi ♪ (Flo) Lun 30 Jan - 23:41
Alfred & Flora
1 février 2012
Aujourd'hui, c'était le grand jour. Oui, aujourd'hui, Alfred retrouvait son sourire. Enfin. Tout avait été très vite, cela ne faisait même pas un mois qu'il était arrivé à New York et déjà, sa cousine venait le rejoindre. Dire que Flo était sa cousine, était un euphémisme. En réalité, elle était plus comme sa petite soeur. C'était pour lui, comme le plus précieux des doudous, le plus précieux cadeau de la vie, c'était la personne la plus importante à ses yeux, avec sa mère. Leur famille s'était beaucoup rapproché depuis le divorce de ses parents. Même s'il ne vivait pas en France, ils étaient resté très très proches. Parlant des heures sur Skype. Puis, alors qu'Alfred n'allait pas forcément bien, Flo l'avait remarqué, n'allait pas bien en France, elle non plus, elle prit le risque, en vue de son jeune âge, de venir le rejoindre, afin qu'ensemble, ils soient plus forts. La jeune femme lisait en lui comme dans un livre ouvert. Bien qu'il ne lui ait jamais parlé de son agression, de ses problèmes etc..., il était plus proche d'elle, que de personne. Enfin non, avec Sacha c'était quelque chose aussi!
Bref, il était à présent 11 heures 56 et son avion n'allait pas tarder à atterrir. Alfred s'était levé tôt, il s'était fait tout beau pour accueillir Flo. Mettant pour une fois, une chemise blanche (changeant des noires). Il avait fait un effort et était plutôt classe. Il avait alors prit sa voiture et était partit chercher sa cousine à l'aéroport du Queens. Il y avait 30 minutes de trajet.
A présent, il était dans l'aéroport, recherchant sur les panneaux d'arrivées, la porte de sortie où elle se trouverait. Il finit par la trouver, l'avion venait d'arriver. Il pressa le pas et après quelques minutes de recherches, finit par trouver la sortie. Ils n'avaient pas encore quitté l'appareil. Le jeune français vint alors s'appuyer contre les barrières en fer, qui entouraient la sortie de l'appareil et attendit, avec d'autres personnes, que les passagers sortent. Après de longues minutes, ils arrivèrent enfin. Il chercha du regard la petite blonde qui faisait vibrer son coeur d'impatience. Quand, enfin, il l'a vit.
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Sujet: Re: Un jour j'irai à New York avec toi ♪ (Flo) Mar 31 Jan - 20:08
New York ! New York ! New York ! Tu es à moi ! Le nom de la ville résonnait dans cette petite tête blonde, comme un son de cloche qu’elle ne pouvait stopper. Flora était excitée. C’était d’ailleurs le moins que l’on pouvait dire. Faire sa valise fut un vrai défi. La française décida finalement du supplier sa mère de lui envoyait quelques colis d’affaire dites importantes. Bref. Elle partit pour Paris, pris son avion et décolla. C’était parti pour huit longues heures de vol. Longues ? Vous avez dit longues ? Pas du tout ! Casque sur les oreilles, musique dans les écouteurs, film à disposition, petit déjeuné, lecture d’un roman bien français pour profiter des derniers moments où les lettres formeront des mots puis des français dans la langue de Molière. C’était peut-être la première fois de sa vie, où Flo pourra dire qu’il lui manquera. Ce charmant d’auteur d’œuvres. Des chefs-d’œuvre qui lui avaient valu une moyenne correcte en seconde. En y repensant bien, partir à New York plomberait ses années d’étude d’un point de vue français. Pas de BAC… Mais au moins elle serait bilingue. Ça comptait ça, non ? Sûrement… Peut-être… En parlant de ça, Flora avait mis au point un petit lot de phrases typique, qu’elle pourrait ressortir à n’importe quel moment : « Désolé, je suis française, je ne comprends pas ce que vous dîtes. Pouvez-vous répéter plus lentement, s’il vous plait ? » ou encore « Pouvez-vous m’indiquer la direction de… » et même « Je n’aime pas les tomate en plastique et mon portable fait des bulles ». Mais à ce moment, son cerveau fatigué, lui avait fait noter les premiers mots du dictionnaire sur lequel il tombait. Cependant, la blondinette se fit la promesse de lancer au moins une fois cette phrase durant son séjour. Pourquoi ? Bonne question. Parfois Flora faisait des choses, qu’elle-même ne comprenait pas. Assis derrière elle, un gamin d’une dizaine d’année n’arrêtait pas de donner des coups de pieds dans son fauteuil. Rien de plus énervant. La française en reversa son minuscule café sur sa blouse rose pâle en soie. Irrécupérable. Ses cheveux s’emmêlèrent autour de l’élastique du cache-yeux. Lui donnant ainsi une coiffure de folle. Le manque de sommeil finit par marquer son visage de cernes. Mais, dans ce périple finalement harassant, le commandant de bord annonça l’atterrissage. Enfin ! New York ! New York ! New York ! Tu es à moi ! Tous les passagers se bousculèrent légèrement pour sortir et fouler le sol américain. Fouille au corps, longs couloirs pour finalement arriver dans l’aéroport même. Toutes ces personnes présentes cherchant un visage. Et dans la foule, son égal faisait la même chose. C’était assez intéressant à observer. Mais, Flora ne s’y attarda pas non plus. Tout ce qu’elle souhaitait, c’était courir vers son cousin et se nicher dans ses bras. Il lui avait manqué. Terriblement. Alfred et elle c’était une longue histoire, un tout. On pouvait raconter ce que l’on voulait, la famille resterait une valeur sûre. Et il était là. C’était comme si une immense flèche lumineuse avait clignoté au-dessus de sa tête pour attirer le regard de la jeune fille. Flora pressa le pas et finit par sautiller tout en lançant d’une voix forte et enjouée : « Alfreeeedooo mio cugiino ! ». L’italien ça sonne toujours bien. Un sourire grandissait sur son visage. Elle lui colla une énorme bise sur la joue et le regarda de haut en bas. « Dis-donc ça te réussit New-York ! Tu es classe très cher ! Surtout à côté de moi et mon allure de folle… »Il faisait jour. 8h de vol. 6h de décalage. C’était comme si elle n’était pas partie. C’était étrange et terriblement fatiguant. Pourtant Flora ne s’était jamais sentie aussi joyeuse !
Dernière édition par Flora A. Beaulieux le Mer 1 Fév - 20:01, édité 2 fois
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Sujet: Re: Un jour j'irai à New York avec toi ♪ (Flo) Mar 31 Jan - 20:51
Le sage a dit : "arpente simplement cette route Jusqu'au lever du jour Le vent soufflera à ton visage Alors que le poids des années ne t'affectera pas Entends cette voix venant du plus profond de toi C'est l'appel de ton coeur Ferme les yeux et tu trouveras La sortie des ténèbres" [Refrain] Me voici M'enverras-tu un ange ? Me voici Au pays de l'étoile du matin Le sage a dit : "trouve simplement ta place Dans l'oeil du cyclone Pars en quête des roses tout au long de ton périple Méfie-toi seulement des épines" [Refrain] Le sage a dit : "lève la main Et tends ton bras vers le sortilège Trouve la porte donnant accès à la terre promise Aie seulement confiance en toi Entends cette voix venant du plus profond de toi C'est l'appel de ton coeur Ferme les yeux et tu trouveras La sortie des ténèbres"
______________________________
Elle était alors apparue, un sourire radieux sur son visage pourtant fatigué. Le jeune homme se mit alors à sourire à son tour, cela faisait bien longtemps qu'il n'avait pas sourit de cette façon. Depuis son dernier passage en France sûrement. C'était son coin de paradis là-bas et sa mère, ses grands-parents, sa tante et sa cousine étaient ses seuls anges. Il passa un bras autour des hanches de sa cousine quand elle vint déposer un tendre baiser sur sa joue, mais il ne tarda pas à l'enlacer pour la soulever un peu du sol, tournant alors, il la serra contre lui pour lui murmurer d'une joie joyeuse:
- Tu m'as trop manqué, ça fait du bien de te voir!
Il la serra encore un peu puis la posa à terre, regardant son doux visage. Elle était fatiguée oui, mais c'était normal, avec un voyage pareil. Le jeune homme lui demanda alors:
- Tu as fais un bon voyage?
Il l'entraîna ensuite vers la sortie des bagages, afin de récupérer les valises de sa cousine. Il attendit qu'elle lui montre lesquelles étaient-ce puis les prit et s'avança vers la Galerie de l'aéroport. Il lui demanda alors doucement:
- Bon alors, dis moi, que veux-tu faire pour ta première journée à New York? Tu veux aller à l'appart' pour te reposer? Tu veux que je t'emmène à l'école? Tu veux visiter?
Il lui sourit alors qu'ils sortaient dehors, pour rejoindre sa voiture. Là, il ouvrit le coffre afin de déposer les valises à l'intérieur, refermant le tout, il prit place à l'avant, attendant les directives de sa Flo. Le temps n'était pas forcément au plus beau, ça changeait du sud de la France, c'était certain. Mais il n'allait pas pleuvoir pour autant, c'était déjà ça. Allumant le contact, il en profita pour demander des nouvelles de la famille française. Ils lui manquaient terriblement, c'était certain. La France, c'était... la France ♥.
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Sujet: Re: Un jour j'irai à New York avec toi ♪ (Flo) Mer 1 Fév - 20:18
Etre dans les bras d’Alfred. Cette sensation incroyable d’être dans un territoire connu et apprivoisé. Seulement il restait toujours un petit coin à explorer. Pas à coup de machette. Non. Lentement avec la douceur des mots. Ce petit brin de France n’était pas si terrible que ça ! Il avait un cœur toujours pleins d’amour. Flora retrouva le cours de ses pensées, une fois la fin de leur étreinte. Son cousin lui demanda comment s’était passé le voyage. «Comme un vol d’avion de 6h et le réveil tôt ce matin, les heures pour monter sur Paris, le gamin qui pleurait pendant le voyage… Parfait ! Parfaitement parfait !». Son ton s’était fait légèrement ironique preuve que malgré la fatigue, Flo avait encore toute sa tête ! Ils partirent ensemble chercher son bagage qu’elle finit par lui montrer du doigt. C’était agréable d’avoir un homme à son service. La jeune fille ne se serait pas vu mettre un pied sur le sol américain sans avoir quelqu’un pour la guider. Rien que dans cet aéroport, elle se serait perdue plusieurs fois. La blondinette aurait eu du mal à appeler un taxi et encore plus à lui faire comprendre une direction. Bref. Elle serait sans doute arrivée à l’école à la tombée de la nuit. Heureusement qu’Alfred était là. Son sauveur du jour et certainement des prochains aussi… Les deux français sortirent de l’aéroport et se dirigèrent vers la voiture du jeune homme dans laquelle fut placé bagage et Flora. En ouvrant la porte, Flo se demanda si elle aurait bientôt sa voiture. Comment cela se passait-il ? Elle pourrait conduire à seize ans comme les jeunes d’ici ou bien devrait-elle attendre ? Comment se passerait les leçons ? Une vague d’excitation la parcouru. La demoiselle avait hâte d’être au volant de son véhicule et de pouvoir ainsi partir n’importe où n’importe quand. Même si, à New York, il y avait de nombreux transports en communs. Une fois installée et attachée, Flora réfléchit à la dernière demande de son cousin. Que voulait-elle faire ? «J’ai légèrement… Extrêmement, faim. Mais j’adorerai visiter. Enfin. Je me suis fait tellement d’idée sur la ville et l’école ! J’ai vraiment envie de voir tout ça de mes propres yeux. Mais je n’sais pas si je vais tenir le coup toute la journée.» . Elle regarda sa montre et bailla distraitement. «Il est 18h en France… Heure à laquelle je rentre faire mes devoirs… Mmh… Emmène-moi où tu veux, du moment que mon allure de folle ne te fait pas honte !» . Flora lui offrit un sourire exagéré et long d’être beau alors que ses yeux louchés. Car oui, Flo avait beau être timide et réservée avec des inconnus, elle se lâchait complètement avec Alfred. En même temps, elle avait eu le temps de s’habituer à lui. Seize ans, ce n’est pas rien ! ♥
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Sujet: Re: Un jour j'irai à New York avec toi ♪ (Flo) Mer 1 Fév - 20:35
Alfred était vraiment plus que ravi que sa cousine soit là. C'était comme se sentir de nouveau chez lui, savoir qu'un membre de sa famille était là, maintenant, c'était quelque chose de vraiment rassurant. Pour Alfred, la famille, c'était ce qu'il comptait le plus au monde, c'était un port, quand on ne savait pas où amarrer. C'était une bouée quand on se noyait, c'était une présence toujours à ses côtés. C'était un sourire pour une larme et une voix pleine de souvenirs et d'ambiance qu'il connaissait par coeur. C'était comme les tartines de leur grand mère, les après-midi d'été en France. C'était comme le son des grillons quand on se balade sous le soleil. C'était comme la douceur de la mer méditerranée, avant que les touristes ne la submergent. C'était comme ce rayon de soleil qui entre dans ta chambre, doucement, le matin et qui te donne ce sourire. Comme la première musique que tu entends, qui te donne le sourire. Comme un verre de lait chaud avec une touche de miel, pour te guérir du froid.
Alfred se souvenait de tout ce qui faisait cette relation, qu'il partageait avec Flo. C'était des ambiances d'été, des soirs à parler sur la terrasse, à l'abris de la fraicheur de la nuit, sous la lune remplie et magnifique. Ce sont ces nuits passées sous la couette, où elle venait toujours le rejoindre pour dormir avec lui. Ce sont des après midi au bord de la piscine de leurs grands-parents, ce sont ces matinées passées sur le cours de tennis, à manger des gateaux et du raisin jusqu'à en être malade. C'était entendre son rire, alors qu'ils jouent à cache cache dans le champ de blé entourant le domaine. C'était ces cris quand le cheval partait au galop, alors qu'elle n'avait que onze ans. C'était ces sourires lors de bataille d'eau dans la rivière en bas de chez eux.
Flo était pour Alfred, un trésor à conserver à tout prix. C'était comme son bébé, sa soeur, sa fille. Il l'aimait d'un amour inconditionnel et il n'y avait qu'avec elle qu'il lui faisait savoir. Il pouvait très bien aimer d'autres personnes, sans jamais réellement le leur dire, comme son ami Luke, resté à Miami. Mais voilà, avec elle, il n'y avait pas de masque, pas de mensonges. Enfin, il ne lui avait pas tout dit sur lui et pensait à le faire, mais de quelle façon? Comment pouvait-il aborder ces sujets là? Pas maintenant, ça c'était trop certain.
Alfred sortit alors de l'aéroport et ne tarda pas à prévenir sa cousine "Bon, et bien direction un McDo, on va t'initier à la vie américaine tout de suite!" Il lui sourit et prit alors la route du McDo le plus proche, il y en avait un pas loin de l'aéroport, il l'avait vu à son arrivée avec Sacha. Après seulement quelques minutes, ils y arrivèrent, ah oui, vraiment tout près du coup! Le jeune garçon gara son Audi TT (à défaut de sa Lamborghini Gallardo restée à Miami) et ne tarda pas à sortir du véhicule, attendant sa cousine.
Ils entrèrent dans l'établissement, blindé. Il fallait le dire, les McDo de NY étaient toujours blindé de monde. Des gamins qui hurlaient de partout, des couples tous plus gros les uns que les autres. Bon, Alfred regarda sa cousine et finit par lui dire, passant son bras derrière elle "On va plutôt passer au drive et on ira manger ailleurs, ok?". Ca lui faisait tellement de bien de parler Français, ça lui manquait terriblement il fallait bien l'avouer. Avec Flo, il retrouvait ça, il retrouvait une partie de la France, du Sud... Ca lui manquait tellement... Les deux cousins quittèrent donc les lieux pour remonter dans la voiture afin de passer au drive, beaucoup moins encombré.
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Sujet: Re: Un jour j'irai à New York avec toi ♪ (Flo) Sam 4 Fév - 11:29
Ils arrivèrent devant le restaurant de nourriture rapide et mauvaise pour la santé. Ce Saint-grâle que tous les américains vénéraient. En France, Flora y allait de temps en temps lors de ses virées shopping pour ne pas perdre de précieuses minutes ou encore pour faire comme tous les adolescents. Mais ici, sur ce continent, tout était plus grand. Comme s’il avait fallu tout multiplier par dix pour eux. Les yeux bleus de la demoiselle n’y étaient pas encore habitués. En entrant, le choc fut encore plus fort. Toutes ces personnes mangeant goulument un sandwich dont la sauce dégoulinait le long de leurs joues. Il y avait par-ci par-là des enfants se chahutant, jouant avec des petits jeux ou encore réclamant une nouvelle part de nourriture. A un mètre de la jeune fille, un homme s’esclaffa. Il venait apparemment de gagner un nouveau hamburger gratuit et s’en vantait devant les regards jaloux de ses amis. Ce monde était fou. Ce monde était gros. Ce monde était rapide. Bien trop rapide pour Flo qui se sentait comme une petite fourmi débarquée tout juste dans la fourmilière. Ses petites pattes frêles ne pouvaient alors s’accrocher qu’à une seule chose : Alfred. « On va plutôt passez au drive et on ira manger ailleurs, ok ? ». La blondinette secoua vivement la tête positivement et fit marche arrière pour retourner vers la voiture. Ils attendirent et passèrent leur commande. Un sandwich, des frites, une glace et du soda. Le tout en petit pour la demoiselle. Sa faim faisait vibrer son ventre mais elle pourrait tout de même se contenter d’une part raisonnable. Sa mère lui répétait toujours qu’il fallait manger plus et qu’avec son appétit d’oiseau, c’était normal qu’elle ait la peau sur les os… Alfred lui ferait sûrement la même réflexion. Il s’était souvent moquait d’elle sur ça, en répétant les dires de sa mère tout en lui lançant un regard dont il est le seul à connaître la recette. « Dis-moi cousin, comment ça se passe à l’école ? T’as rencontré des personnes sympas ? Les profs ne sont pas trop durs ? ». Quand elle parlait des rencontres qu’Alfred avait pu faire, la blondinette sous-entendait des filles. Elle ne connaissait pas grand-chose de la vie amoureuse et récente de son cousin. A vrai dire, ce n’était pas leur premier sujet de discussion en ce moment. Ils pouvaient parler des heures de New-York, de l’Amérique, de la famille, des études… Mais ce sujet personnel était malicieusement évité par les deux. Flo ne voulait pas annoncé à son couin qu’un garçon lui avait brisé le cœur. Pourquoi ? Elle le connaissait bien ! Il aurait certainement tout fait pour le protéger et donc chercher des poux à cet inconnu. Ce garçon… Le cœur de la demoiselle se serra en repensant à lui. Elle ne l’aimait pas. Non. Enfin… Elle ne voulait plus l’aimait. De toute façon, elle s’était bercée d’illusions en pensant qu’un jour une histoire naitrait entre eux deux. Et puis, il avait couché avec l’autre… Un vague sentiment de détresse assombrit Flora. Elle tourna la tête du côté inverse d’Alfred. Il ne fallait pas qu’il intercepte la moindre trace de faiblesse. C’était un bon entraînement pour savoir si la française était digne de devenir actrice. Ils reçurent la commande et quittèrent le territoire du clown aux cheveux rouge. « Je te laisse m’emmener là où on a la meilleure vue pour déguster des hamburgers qui ont l’air É-NOR-ME ! ». Ses yeux s’agrandirent quand elle ouvrit le sac. Une odeur salée envahit la voiture alors que celle-ci démarrait. Les américains mangent beaucoup trop…
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Sujet: Re: Un jour j'irai à New York avec toi ♪ (Flo) Sam 4 Fév - 13:57
Les deux adolescents étaient monté dans la voiture, quand Flo commença à lui poser des questions sur la vie ici. Que pouvait-il lui dire? Il la voyait toujours comme cette enfant, comme ce bébé qu'il avait tenu dans ses bras, il la voyait toujours comme une petite chose frêle à protéger alors pouvait-il vraiment lui raconter toute sa vie? Il en avait franchement envie, il avait très envie de vider son sac, de lui parler de tout, mais le pouvait il vraiment? Ne risquait-il pas de la perdre après lui avoir cacher tout ça? Il y avait peu de chance certes, mais ça pouvait arriver quand même. Il toussa un peu avant de démarrer le compteur de la voiture, il savait très bien où il allait l'emmener. Il quitta alors l'endroit en direction de son appartement. Pas sûr que Sacha soit là en plus.
Alfred ne tarda quand même pas à répondre à sa cousine:
- J'ai un peu merdé au niveau de l'école je dois bien t'avouer, je risque l'expulsion, je suis, on va dire, à l'essai pour le mois là. Au moindre faux pas, je dégage. Donc je te mentirai en disant que ça va bien. Je dois bosser avec une vraie peste à la Bibli, tous les soirs, elle aussi est à l'essai. Enfin, bref, c'est un peu compliqué tout ça je dois t'avouer...
Alfred venait surtout de se rendre compte de sa boulette. Il ne pouvait pas entrer plus dans les détails, sans parler de sa vie, ses erreurs, ses bêtises, Helinä & Aaron aussi. Alors il changea vite de sujet:
- Pour les profs, pas tellement en fait, ils sont assez stricts, mais sinon, l'école organise pleins de trucs sympas pour nous détendre: soirées, voyages etc.. y'a un bon équilibre! Pour les gens sympas... je crois pas en avoir réellement rencontré en fait... Je reste assez dans mon coin, c'est dur de s'intégrer encore une fois quoi... et puis bah, j'ai ma couille alors tu sais.
Il la regarda et lui sourit de toutes ses dents. Il ne tarderait sans doute pas trop à lui présenter sa couille justement, étant donné qu'ils étaient presque tout le temps ensemble et qu'il était comme son frère. M'enfin, Sacha était aussi tout le côté que sa cousine ne connaissait pas trop. Le sexe, la drogue, les conneries... alors bon, ça attendrait peut être un peu. Il fallait qu'il mette tout ça en place tranquillement...
Après un petit temps, ils arrivèrent enfin devant l'immeuble du jeune homme. Laissant tout dan sle coffre, il ne prit que les paquets de McDo et passa sur le côté de l'immeuble, donnant les sacs à sa cousine, tout souriant, il tira sur l'escalier de service pour le faire descendre. Il prit les sacs et monta invita sa cousine à monter devant lui. Ils allaient accéder aux toîts, là où la vue sur tout New York serait la plus belle, en tout cas aux yeux d'Al. Il pourrait tout lui montrer, d'une seule place et surtout: en étant tranquille :3
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Sujet: Re: Un jour j'irai à New York avec toi ♪ (Flo) Dim 5 Fév - 17:51
Alors qu’ils étaient en route pour une direction connue seulement d’Alfred, celui-ci lui avoua qu’il avait des problèmes niveau cours. Quoi ? Son cousin, mauvais élève ? Pas si étonnant. Le savoir à l’essai et sur le point de se faire renvoyer la faisait sourire. Évidemment sa mère n’en savait rien. Flora avait eu une conversation avec elle pour qu’elle garde un œil sur son grand cousin et qu’elle l’incite à travailler plus. Mais surtout à appeler régulièrement sa mère. C’était mignon. Elle se faisait du souci pour son garçon qu’elle ne voyait pas assez souvent à son goût. Elle était comme toutes les mères après tout ! Le jeune continua en lui apprenant que les professeurs de l’école était assez sévères et qu’il n’avait pas rencontré beaucoup de personne. Quoi ? Son cousin renfermé dans sa bulle ? Pas si étonnant encore. Flo savait qu’il était différent avec elle. Elle avait le droit à un traitement de faveur. La blondinette se demandait même comment ça aurait pu être entre eux, s’ils n’avaient pas été de la même famille. Question plutôt idiote, certes. Le sourire, que lui offrit le français, la fit sourire à son tour. Elle s’attendait à avoir une nouvelle confidence mais ce ne fut pas le cas. La voiture finit par ralentir devant un immeuble. Il était telle la tradition New-Yorkaise. C’était un peu le cliché des films mais ce fut suffisant pour éblouir la demoiselle. Manhattan. Rien que l’idée d’y être la faisait frissonner. Flora suivait Alfred tout en tenant les paquets de nourriture. Ses yeux étaient grands ouverts et ne loupaient pas un détail. Ils montèrent l’escalier de service. Cet immeuble avait un escalier de service ! Comme dans l’épisode de Friends où ils sont coincés sur le toit et descendent du mieux qu’ils le peuvent par l’escalier en métal. Ou même comme dans tous ces films d’action où le tueur s’enfuit par la fenêtre et que le gentil part à sa poursuit. Quand les balles heurtent l’escalier dans des petits éclairs et que le héros finit par sauter de plusieurs mètres sur une voiture et rattraper ainsi l’avance du bandit. Bref. Pleins d’images envahissaient la petite tête blonde qui grimpait vers le ciel. Ils finirent par arriver sur le dit toit. « C’est… Wow ! » dit-elle à bout de souffle. Flo ne trouvait aucun mot. La vue était à couper le souffle et New-York s’étendait à 360°. C’était simplement incroyable, magnifique, magique, splendide, grandiose. Il y avait même un côté romantique dans cette vision. Flora imaginé déjà une petite table et pleins de bougies pour un diner… Pour la Saint-Valentin ! Cette date approchait et la française la fêterait seule… Etre célibataire. Ça ne l’a dérangeait pas plus que ça. De toute façon, l’homme de sa vie finirait bien par arriver un jour ! « Alfred, tu as su choisir l’endroit idéal ! Comment tu connais cet immeuble ? Tu y habites ? Tu as p… Oh ! C’est l’Empire State Building ça ? Non ? Si… C’est ça ? ». Elle était toute excitée. Flora sauta légèrement sur place en tapant des mains et se retourna soudainement vers son cousin. Son visage décomposa pour se faire plus sérieux. Elle fit un pas pour le rejoindre et se colla contre lui. Tout en lui glissant une bise bien baveuse. « C’est grâce à toi que je suis là aujourd’hui ! Merci ! Merci ! Merci !Merci ! ».
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Sujet: Re: Un jour j'irai à New York avec toi ♪ (Flo) Lun 13 Fév - 16:27
Flora était telle une enfant. Comme l'enfant que j'avais vu grandir au fil des années. En ce moment même, je me souvenais de tout. Quand ma tante m'annonça qu'elle était enceinte, quand nous sommes allée la voir à l'hôpital. Ce premier jour, le jour de notre rencontre. J'avais 5 ans et je m'étais penché sur son petit visage rose. Elle semblait tellement petite, dormant là, paisiblement.
Puis ensuite je me souviens l'avoir revu chez elle, dans sa maison. Nous ne nous voyions pas très souvent à cette époque, étant donné que nous vivions en Angleterre à l'époque, mais je me souviens de son premier anniversaire. J'avais tenu à lui acheter moi-même un cadeau, j'avais opté pour un petit lapin blanc, tout doux. Sûrement à cause d'Alice aux Pays des Merveilles. Flora avait des cheveux blonds, même si à un an ils étaient franchement courts, je savais qu'un jour elle ressemblerait beaucoup à Alice et au fond, je me disais sans doute que ce petit lapin la guiderait sur le bon chemin.
Nous nous retrouvions à toutes les vacances, notamment celles d'été. J'ai toujours été attiré par Flora, même quand elle n'avait que deux ans, j'étais tout le temps avec elle, c'est même avec moi qu'elle a apprit à marcher. Je me souviens de ça. Ma tante l'avait installé dans un petit parc fermé, sur l'herbe, sous un arbre. Nous étions en plein mois de juillet, il faisait vraiment bon. Nous étions tous sur le domaine de mes grands-parents. Nos papas jouaient au tennis sur le cour, nos maman et nos grands-parents étaient en train de prendre le thé à l'ombre, près de nous. Flora était assise dans son parc, jouant avec ses jeux et moi, je jouais avec elle. Sa mère lui avait mis un espèce de chapeau rose absolument affreux même. Puis, je m'étais mis derrière elle pour la soulever afin de la faire tenir debout. Au début je n'osais pas la lâcher et puis à la fin des vacances, elle s'était mise à marcher toute seule... J'étais vraiment fier de moi. Il fallait le dire. Et puis ensuite, c'était le départ, il faisait toujours chaud, nous montions chacun de notre voiture, après une séance de calins interminable ou nos parents nous pressaient pour qu'on se décolle l'un de l'autre. Et les voitures quittaient le domaine à la suite, se séparant par la suite...
On se retrouvait pour les vacances de Noël aussi, enfin, on se retrouvait à toutes les vacances. Je l'ai vu grandir et il est vrai que quand tout est arrivé comme ça dans ma vie, mon viol, les agressions, les mensonges, des deals, la drogue, je venais beaucoup moins là-bas. Je ne trouvais pas l'intérêt de venir, je ne voulais surtout pas qu'elle me voit ainsi. Alors je ne venais que de temps en temps, je ne restais que une semaine ou deux puis je partais. Je sais que Flora m'en a beaucoup voulu de ces absences et c'est à ce moment là qu'on s'est un peu éloignés. On ne se confiait plus autant qu'avant, on n'entrait plus vraiment dans les détails... Aujourd'hui j'ai envie de retrouver ma Flora. J'ai aussi envie, par la même occasion, je me retrouver moi même. Après tout ce que j'ai vécu je sais que mon prochain dérapage m'entraînera au point de non retour. Je n'ai plus le droit à l'erreur. Physiquement et mentalement, je ne peux plus me le permettre.
Elle semblait émerveillée par cette vue et il fallait l'avouer, elle me surprenait toujours. On pouvait tout voir d'ici, enfin, presque. On avait une vue d'ensemble, alors même si tout semblait petit et loin, on pouvait voir tout New York. On se sentait réellement libre ici, loin de tout, comme si, de tout voir de haut, de tout voir d'un nouvel angle, nous procurait une force étrange capable de nous élevé aussi contre tous nos soucis, nos noires pensées et nos faiblesses. Peut-être qu'ici, je pourrai enfin, tout lui avouer?
Elle vint se coller contre moi, je la pris dans mes bras et je lui déposa un baiser sur le front, avant de lui dire:
- Ne me remercie pas... On va être bien ici, on peut tout reprendre à zéro...
Je la laissai alors pour prendre les sacs afin de m'installer sur un petit rebord, nous préparant à manger. Mon ventre criait famine et je savais qu'elle aussi mourrait de faim. Il fallait que je lui parle de tout ça, elle devait savoir qui j'étais véritablement, j'allais la décevoir, la dégouter probablement mais j'espérais juste ne pas la perdre...
- Et oui, c'est l'Empire State là-bas et tu vois par ici, c'est le célèbre pont de Brooklyn !
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Sujet: Re: Un jour j'irai à New York avec toi ♪ (Flo) Ven 17 Fév - 21:57
Après un tendre petit bisou, Alfred lui répondit qu’elle n’avait pas besoin de le remercier. Pourtant elle se sentait obliger de le faire. S’il n’avait pas été là, Flora n’aurait jamais eu l’appuie de sa mère pour venir sur ce continent. Sans lui, elle aurait pourri dans sa petite France. Elle s’y ennuyait, elle tournait en rond là-bas. Toutes les relations connaissent des conflits, même entre ces deux français. Malgré tout,Flo restait persuader que sans la présence de son cousin elle n’aurait pas vu les choses de la même manière, ses actions auraient été totalement différentes. Sans Alfy la blondinette n’aurait jamais vaincu la peur que crée en elle les grands étalons. Alfred s’éloigna pour récupérer la nourriture. Il s’installa sur un rebord et, docilement, Flora fit de même. «Et oui, c'est l'Empire State là-bas et tu vois par ici, c'est le célèbre pont de Brooklyn !» La jeune fille sourit. C’était fantastique toutes ces vues d’un seul petit toit. New-York la fascinait. Plus elle regardait l’horizon, plus de nouveaux éléments apparaissaient. Et la demoiselle avait l’impression que ça ne s’arrêterait jamais. Cette ville la faisait rêver. Elle prit son sandwich et croqua dedans. Un peu de sauce coula le long de ses doigts. Un petit silence s’installa. Rien d’inquiétant. Quand on se connait par cœur, il peut arriver que l’on est aucun mot à se dire sans que ce soit pour autant un malaise. C’était déjà arriver. Des moments de communion unique et silencieux. Mais Flo avait ce pressentiment que ce n’était pas le cas. Elle continuait d’observer le paysage alors que son cerveau fonctionnait à toute allure. Que dire ? Quel sujet amener ? Y avait-il un problème ? Ce faisait-elle des idées ? Devait-elle lui parler de son amour à sens unique avec ce stupide garçon ? Devait-elle lui demander ce qu’il avait fait les dernières années ? Alfred ne s’était pas confier sur sa vie quotidienne depuis un certain temps. Il avait passé sous silence tellement de passage. Pourquoi ? La demoiselle s’était inquiétée. Elle n’avait pas réussi à le contacter et même la mère du jeune homme n’avait pas grand-chose à dire. Il n’avait pas été difficile de se douter que l’on lui cachait des choses. C’est ainsi que la demoiselle avait cherché partout un camarade capable de tracer une personne grâce à internet. Ce qui fut une des choses les plus compliquées. Mais l’autre problème fut l’absence du dénommé Alfred McMathis. Son cousin lui avait manqué. Tellement… Elle avait dû prendre sur elle. S’il ne voulait pas lui parler, il avait sans doute de bonnes raisons. Et après avoir dressé une liste d’extrapolations, Flora avait abandonné. Alfy la contacterait quand il en aurait envie et elle l’attendrait sagement. Ils avaient renoués et pourtant… Il n’avait absolument rien dit. Un silence. Comme celui-ci. Un faux naturel déconcertant. Flo finit par lâcher : « Tu m'hébergeras ? Par contre j’hésiterai certainement avant de venir dans ton lit sans prévenir maintenant ! ». Elle lui fit un petit clin d’œil accompagné d’un sourire. «Je sens que les croissants vont me manquer ! ». Flora n’arrivait pas à amener le bon sujet. Elle parlait donc des choses les plus banales en cachant sa propre consternation. « Alfred, tu as réussi à vivre sans la famille pendant si longtemps… Comment ça s’est passé ? Tu ne m’en as pas parlé…» Elle prit une nouvelle bouchée. Voilà, c’était dit.
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Sujet: Re: Un jour j'irai à New York avec toi ♪ (Flo) Sam 18 Fév - 13:47
- Ta mère m'a dit que tu irai à l'Internat pourtant, enfin, faut peut être le temps que ça se mette en place, mais oui, tu es la bienvenue à l'appart', la question ne se pose même pas. Bon, y'aura Sacha, mais il est adorable, c'est comme un frère pour moi, il a été là quand...
Alfred s'arrêta et quand sa cousine commença à prendre le chemin de ce sujet facheux, il se dit que c'était l'occasion de tout lui avouer, enfin. Il respira un grand coup, posant son hamburger dans le sachet, il releva les yeux vers la vue sublime et s'y perdit quelques secondes, ou même quelques minutes. Il respirait calmement, commençant à ressentir un peu d'appréhension et de peur, tout simplement. Le jeune homme finit par prendre la main de Flo dans la sienne et, tournant son visage vers elle, lui lui répondit:
- Y'a beaucoup de choses que tu ne sais pas, je n'ai pas voulu t'en parler car à l'époque tu étais encore jeune et vois-tu, je te connais depuis que ta mère est enceinte, pour moi, je te voyais encore comme ce petit bébé. Mais tu as grandis, faut se rendre à cette évidence, alors même si je juge que c'est un peu tôt encore, je me dis que tu as l'âge pour entendre tout ça... mais je te préviens, ça va pas être facile de tout entendre, ce sont même des aveux plutôt durs et si je n'ai pas réussi à t'en parler avant, c'est aussi parce que j'ai peur de te perdre...
Le jeune homme fit une pause et commença alors son récit, prenant une inspiration, espérant que ça lui donnerait du courage.
- Tu te souviens quand on t'a dit un jour, que j'étais partis pour un voyage au tour du monde? C'était faux. Mon père m'a envoyé dans un camp de redressement. C'était juste avant de venir à Miami. En réalité, ça a commencé bien avant, il y a environ trois ans. Un soir, j'ai surpris papa en train de frapper maman. Sous le coup du choc, j'ai pas trop comprit ce que je faisais, mais j'ai eu très peur et je me suis enfuis de la maison. Alors que j'étais dehors...
Il marqua une longue pause avant de respirer, les yeux brillants pour continuer:
- J'ai fais une mauvaise rencontre... trois hommes ont abusé de moi, m'ont humilié tel un chien et m'ont laissé dans une ruelle. Quand j'ai eu assez de force, je suis rentré à la maison. Là, je suis tombé dansle mutisme, je ne parlais plus, je ne pouvais plus avoir de contact avec qui que ce soit non plus. Je n'ai rien dis à personne, ils n'ont pas compris ce qu'il se passait et moi, j'ai déconner, j'ai exprimé ma rage dans la drogue, les deals, les trafics, les agressions etc... je suis devenu un autre homme. Sauf qu'un jour, j'ai été trop loin et la police m'a chopé. Etant donné qui était ma famille, mon père a pu me sortir de prison, mais m'a envoyé dans un camp de redressement. Je ne devais pas y rester aussi longtemps, mais au final, je suis resté enfermé un peu plus d'un an. A ma sortie, mon père m'attendait et il m'a expédié à Miami, sans même me permettre de dire au revoir à ma mère et mon frère. Il vous a alors fait croire que j'étais mort. Et puis j'ai fais ma vie à Miami. Là, j'ai rencontré pas mal de personne, l'ambiance était totalement différente et je t'avoue que sans Miami, je ne serai pas moi même aujourd'hui. J'ai rencontré une fille, Paige. Une véritable passion, c'était magnifique. Mais là encore, il a fallu que tout tombe à la renverse. Je me suis fait agressé par des hommes, frappé presque à mort et quand ils ont cru que j'étais mort, ils m'ont jeté au large. J'ai été repêché par un bateau cubain et soigné là-bas, seulement j'étais dans le coma, j'avais perdu la mémoire et ça a mis de longs mois avant de retrouver tout ça. Quand je suis revenu à Miami, Paige avait refait sa vie avec un autre. Puis elle a disparue... J'ai appris que plus tard qu'elle était décédée...
Alfred marqua une pause avant de continuer:
- Entre temps, j'ai rencontré des gens géniaux: Hayden, Sacha, Luke... mes meilleurs amis et puis il y a aussi eu Helinä. Tu te souviens, je devais venir vous la présenter au domaine durant les vacances d'hiver. Alors là, c'était vraiment compliqué. Elle avait déjà un enfant, Aaron. Ca se passait franchement bien entre nous, mais je ne sais pas, il y a eu trop de... tout d'abord, elle est tombé enceinte de moi, mais elle voulait avorter, je n'ai pas supporter et je l'ai quitté. Puis, elle a perdu l'enfant et c'est dans cette épreuve que l'on s'est retrouvé, on a voulu partir loin de tout ça pour fortifier notre couple, mais ça a été le contraire. Bref, cette relation est un echec pur et dur et c'est encore assez douloureux d'en parler comme ça... tu te rends compte, j'ai failli être papa...
Alfred souriait presque, tandis que ses yeux brillaient encore plus.
- Et puis après tout ce qu'il s'était passé à Miami, Sacha qui était partit à New York, je me suis réellement demandé ce que je voulais faire de ma vie... et un beau jour, ma couille est revenue, me proposant de m'embarquer avec lui ici. J'ai accepté, je n'avais plus rien là-bas, mis à part Hayden & Luke et un beau jour, ils finiraient bien par partir aussi... Alors voilà et puis les premiers jours ici ont été assez étranges, j'ai merdé, j'ai rencontré une fille avec qui je croyais qu'il y avait quelque chose, mais au final aujourd'hui, je ne pense pas et je ne sais pas si je suis prêt ou non pour tout ça...
Il souffla un long moment et regarda sa cousine. Attendant une réaction de sa part, espérant TOUT sauf de la pitié. Ca le tuerait.
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Sujet: Re: Un jour j'irai à New York avec toi ♪ (Flo) Mar 21 Fév - 22:29
Oui, la chambre à l’internat devait se libérer et que les papiers soient tous complètement signés. Ah les bonheurs de l’administration ! Alfred n’était pas au courant. Flo ne voulait pas le déranger lui et son colocataire. Non, elle ferait son possible pour avoir sa chambre, même si l’idée de l’embêter au quotidien était tentante ! Puis, il y eut un grand silence. A vrai dire, Alfred ne finit même pas sa phrase. C’était bizarre. Il se passait quelque chose. C’était respirable, c’était visible. Mais pourtant, la blondinette n’arrivait pas à savoir de quoi il s’agissait. Comme lorsqu’on parle de fantôme, on sait ce que c’est théoriquement mais on ne les voit jamais, on n’a pas la preuve que c’est réel. Peut-être tout cela n’était que pure intension. Cette atmosphère soudainement pesante n’était qu’une illusion. Son cousin avait arrêté de manger parce qu’il était légèrement ballonné. Ce qui était normal vu l’équilibre de cette nourriture rapide. Ce n’était rien de plus. Ça ne pouvait pas être autre chose. «Y'a beaucoup de choses que tu ne sais pas, je n'ai pas voulu t'en parler car à l'époque tu étais encore jeune et vois-tu… ». Flora avait ancré son regard dans celui d’Alfi, celui-ci lui tenait les mains alors qu’il parlait. Ça commençait mal, un peu trop dramatique au goût de la blondinette. Il avait peur de la perdre, alors il lui avait caché des informations cruciales sur sa vie. Cette idée la révulsa. Son cousin la prenait toujours pour une petite fille fragile. Aujourd’hui était peut-être l’heure du changement. Il était prêt à lui avouer cette partie de son histoire. Il hésitait. Il y avait ce silence horrible. Puis il rouvrit la bouche pour l’informer. Son père violent, sa mère battue, le faux camp de redressement, son vie à Miami… La demoiselle connaissait bien certaines parties, ou bien de brèves informations que personnes n’osaient dire à voix haute. Des hommes avaient abusé de lui. Comment ? Il avait… Alfred avait vécu tant d’évènements ! Tant de douleur, d’épreuves insupportables. Le mutisme, le repli sur lui-même. La jeune fille se mordit l’intérieur de la bouche pour ne pas pleurer. Mais ça ne changeait rien. Un sentiment mélangé de violence, de colère et de tristesse envahit son cœur.
Son cousin avait rencontré des filles, il s’était attaché. Il avait donc connu l’amour ! Il avait même faillit être père. Père… C’était tellement important. Évidemment, ça ne s’était pas passé comme prévu mais c’était déjà quelque chose. Ce petit sourire esquissé pendant un dixième de sourire. C’était bien plus agréable d’entendre ce genre d’histoire et de voir ce visage mais… Au moins il n’y avait pas ce fantôme de douleur dans ses yeux. Car oui, voir Alfred ainsi la touchait. Elle voulait le secouer. Il avait fini, il la regardait attendant une réaction. Bon. Il fallait trouver les mots. Lesquels ? C’était bien trop compliqué. Dans ce genre de situations, quand votre interlocuteur vous fait des confidences personnelles alors cette personne est à fleur de peau. Un mot de travers, une larmichette, un sourire… Tout pouvait être pris de travers. « Alfred … Comme tu l’as dit, on se connait depuis le 23 mars 1995, bon j’en ai que de vagues souvenirs plus que confus mais quand même... On a passé tellement de moments ensemble. Tellement de fous rires, de nuits blanches, de repas interminables… Tu pouvais tout me dire, comme je pouvais tout te dire. On était tellement sur la même longueur d’onde. Tu ne te doutes pas que je ne me suis pas doutée de quelque chose ? Que je n’ai pas cherché à tout pris des nouvelles ? Des informations ? Tu aurais du m’en parler. Bon. Ok, j’ai trois ans de moins. Mais j’aurais pu être présente, tu sais. De toute façon c’est trop tard… Je… Je n’arrive pas à imaginer que tu sois passé par tout ça sans que je m’en aperçoive. J’ai l’impression de ne pas être cette petite sœur parfaite et présente pour laquelle je voulais me faire passer. Je te demande pardon. ». Flora le regardait toujours. Elle se mordit encore la lèvre. Sa réponse était plus qu’égoïste. Elle ne réagissait pour ainsi dire pas sur ce qu’avait enduré Alfred. C’était nul. Flo était nulle. La blonde secoua la tête et resserra son étreinte avec les mains de son cousin. « C’est pourri comme réponse… Je… J’ne sais même pas comment réagir. Tu… Tu es si fort par rapport à moi. Tu m’as toujours pris sous ton aile, réconfortée. Et maintenant que c’est à moi de le faire ou de dire quelque chose… Je… Je suis complètement perdue. J’t’aime cousin et ça, ça changera pas. Les liens du sang a jamais et pour toujours. » La française insista en particulier sur la dernière phrase. Peu importait ce qu’il pouvait se passer, la famille serait toujours là et ne disparaîtrait pas. La vraie famille. Flora n’entendait pas par là, le père d’Alfred. Elle ne l’avait jamais vraiment apprécié, il lui faisait peur depuis ses six ans. Mais elle ne dirait rien. Il fallait vivre dans l'avenir, pas dans le passé. Il fallait oublier tous ces anciens problèmes.... Beaucoup de choses meilleures les attendraient, enfin ça, Flo essayait de s'en persuader.
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Sujet: Re: Un jour j'irai à New York avec toi ♪ (Flo) Jeu 23 Fév - 15:20
Alfred soupira à la réponse de sa cousine et passa rapidement son bras autour d'elle, pour la faire venir contre lui, avant d'ajouter alors:
- Mais non, tu n'as pas à t'en vouloir, c'est moi seul, qui ai choisi de ne pas t'en parler. Ca ne vient pas de toi, tu sais, personne n'est au courant réellement, hormis mes meilleurs amis, qui sont deux et puis ma mère. Même Mick, ne l'a pas su avant de... mourir...
[NDLA: Mick est le grand frère d'Al', il est décédé il y a quelques mois seulement, d'un accident]
Alfred regardait l'horizon, détachant son bras de sa cousine, il prit un peu de sa boisson pour en boire, histoire de s'hydrater un peu, avec tout ce récit perturbant, il perdait ses moyens. Il ne tarda alors pas à continuer:
- Maintenant que tu connais réellement mon passé, je ne veux plus qu'on en parle. Il n'y a pas de question à poser, pas de choses à savoir, il n'y a plus rien à en dire. Maintenant que tu es à New York, je compte bien reprendre ma vie en main, arrêter mes conneries et faire quelque chose de ma vie. J'ai merdé pendant trop longtemps, là, ce n'est plus possible.
Alfred déposa un baiser sur la tempe de l'adolescente et lui sourit faiblement, avant de prendre de nouveau la parole, d'une voix rassurante:
- Tu n'as pas à avoir de remords, tu n'aurai jamais pu te douter de ça et c'est moi qui est voulu garder le silence et passer à autre chose. Aujourd'hui je t'en parle, ou plutôt je t'ai raconté. Maintenant, je ne veux rien savoir de plus, ni ton avis, ni ta pitié, ni de la tristesse ou quoi que ce soit d'autre, je voudrais que ça soit comme avant. Comme quand tu ignorais tout. Je n'ai pas envie de te dégoûter, ni te décevoir....
Oui, avec l'aveu qu'il avait fait à sa cousine, Alfred avait peur qu'il la dégoute, qu'elle le trouve répugnant ou qu'elle le voit différemment, comme une victime. Uniquement comme une victime de viols, d'agressions, de son père. Il espérait juste qu'il ne s'était pas trompé et qu'en lui avouant tout ça, son regard sur lui ne changerait pas...
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Sujet: Re: Un jour j'irai à New York avec toi ♪ (Flo) Mer 29 Fév - 14:09
Désolée pour l'attente :/
Alfred la rapprocha de lui en la mettant son bras autour de ses épaules. Il la rassura en disant qu’elle n’était pas la seule à ignorer cette vérité. Il parla même de Mick. Depuis la mort de ce dernier, Flora n’avait pas beaucoup parlé de lui. A vrai dire, elle avait toujours été moins proche de son cousin, beaucoup plus vieux qu’elle. Cependant après la disparition d’Alfred, elle avait eu un petit contact. La blondinette avait tenté une approche. Elle avait essayé de le connaître et d’en savoir plus sur ce côté de la famille. Elle l’aimait bien aussi, Mick. C’était bizarre de se dire qu’il était mort. Il avait encore une vie devant lui… Une mère ne devrait jamais voir ses enfants disparaître… C’est contre nature. Il faut avoir une force incroyable. La mère d’Alfred n’en manquait pas, Flo la respectait pour ça. Comme elle respectait sa mère, d’avoir élevée sa seule fille sans son mari. Oui, malgré les prises de becs, les engueulades, les larmes, les injures, elle aimait quand même sa maman. Elle pouvait lui reprocher la mort de son frère jumeau, elle pouvait lui en vouloir d’avoir été une peste devant tous les hommes avec qui elle voulait reconstruire sa vie. Mais au fond, sa mère l’aimait aussi. Elle le montrait juste d’une manière exprimée intérieurement. Alfred aussi exprimait ses sentiments d’une manière bien particulière. La plupart du temps, il les emmitouflait, il les cachait bien au fond de son cœur. Certaines personnes disent qu’il est glacial… Mais c’est faux ! Quand on apprend à le connaître, quand on sait le déchiffrer… On peut lire dans ce regard noisette. Regard plongé dans le paysage. Son cousin continua de manger et elle en fit de même. Malgré le fait qu’elle ne ressentait plus une très grande envie de dévorer son sandwich. Al’ brisa à nouveau le silence. Il abrégeait la conversation. Il ne voulait plus jamais en entendre parler. Pas de pitié. Pas de question. Pas de regard triste. Rien. Juste une vie normale où l’on regarde le futur, où l’on vit le moment présent sans plus jamais se retourner sur le passé. Etait-ce réellement possible ? Peut-être… Flora tenterait de faire de son mieux. Elle le devait bien à son cousin ! « Je ne pourrais jamais te voir autrement ! Tu seras toujours ce cousin incroyable qui me force le respect. Tu seras toujours M. Alfred le grand qui me dépassait d’une tête et qui me faisait peur après s’être caché derrière le lit. Tu seras toujours celui que je regardais lors des longues conversations d’adultes auxquelles je ne comprenais strictement rien. Rien, absolument rien ne changera Al’ ! Ça tu peux en être certain ! » Elle lui fit un petit sourire. La française avait parlé sincèrement avec son cœur. Jamais elle n’aurait pu imaginer qu’il aurait pu vivre ce genre d’évènements. D’abord parce qu’elle était trop jeune pour se dire que ça pouvait arriver dans son entourage. Et aussi parce que garder tout sous silence était un don de la famille. Mais ce n’est pas en ayant cette révélation qu’elle allait rejetait son cousin ! Loin de là. Il était toujours lui ! Il n’avait pas tout d’un coup enlevé un masque ou je ne sais quoi d’autre… Et si la vie s’était arrêtée à chaque problème, à chaque passage triste ou moment déplorable, Flo n’aurait jamais pu avancer. Elle enchaîna donc : « Pour ce qui est de la chambre à l’internat, maman à oublier de signer un papier, ce qui fait que je dois galérer une semaine, jusqu’à ce que le dossier soit complet. Je prouve que je ne suis pas la seule tête en l’air de la famille ! J’ai de qui tenir… Enfin… C’est un peu moi qui aie oublié de donner la feuille mais ça… Chut ! » Elle secoua sa tête d’un air faussement désespérée. Puis elle se souvint de plusieurs renseignements qu’elle voulait demander à son cousin mais taquine elle préféra lui lancer : « Tu as des meilleurs amis ! Toi, Alfred, le ténébreux ! Mais c’est que tu as quand même bien évolué depuis tout ce temps ! J’en suis presque choquée ! C’est moi qui me retrouve seule et sans attache ! » Elle lui fit un petit clin d’œil. C’était peut-être un peu bancal. Mais bon, être maladroite dans les mots comme dans les actions, c’était tout elle ! Que voulez-vous ?
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Sujet: Re: Un jour j'irai à New York avec toi ♪ (Flo) Dim 11 Mar - 17:47
La dernière remarque de sa cousine le fit sourire et il ne tarda donc pas à lui répondre:
- Oui ! J'ai rencontré des gens géniaux à Miami. Hayden pour commencer, c'est comme une petite soeur de coeur. Elle n'a pas eu une vie facile et je la protégeais beaucoup, on se parlait énormément de tout et tout ça.. Mais je suis partie de Miami sans même lui dire au revoir et je m'en veux beaucoup pour ça... Je compte bien aller la voir d'ici quelques mois, pour les prochaines vacances quoi. Tu voudras m'accompagner? L'air de la Floride te fera du bien, peau pâle! Tu ferai presque honte au Sud!
Sa phrase le fit presque rire, il reprit ensuite:
- Sinon et bien j'ai rencontré Sacha, avec qui je vis en colocation maintenant. On s'entend vraiment très bien, il est gay, il se drogue presque autant que moi, il est bien plus sociable que moi, mais justement, ça m'aide en fait! Sinon et bien on passe toujours des supers moments, je crois bien qu'on ne s'est jamais réellement engueulé en fait. Sinon voilà... je me suis fait des amis aussi, mais les deux plus importantes sont celles-ci. Pour ce qui est de New-York, j'ai rencontré une fille, Hayley. C'est assez étrange elle et moi, en fait, je le déteste, mais au fond, j'sais pas... j'crois que j'ressens pas que de ça pour elle et ça me fait chier. Donc je laisse passer un peu de temps et on verra bien...
Alfred se tourna vers sa cousine et lui sourit, il fit passer son bras autour de ses épaules et lui déposa un baiser sur les cheveux, avant de lui sourire de toutes ses dents en s'exclamant:
- Ca fait du bien que tu sois là, de parler comme ça avec toi. C'est comme si on franchissait l'étape d'enfant à adulte, définitivement...
Il fit une pause avant de reprendre:
- Bon et toi alors! Je veux tout savoir de ta vie depuis tout ce temps, comment va la France? Tu as quelqu'un dans ta vie?